Quelques dessins de l’Annapurna | A few Annapurna sketches

Je tenais à dessiner sur place des paysages himalayens. Mais l’altitude m’avait fait perdre le sommeil et je n’avais d’énergie que pour l’ordinaire du trek quotidien. À la deuxième semaine, j’étais acclimaté. Un matin à Majgaun, j’ai dessiné les tresses des contreforts de l’Annapurna.

Mon Prochain article: le 1er février 2018. Entre temps, joyeux Noël et bonne année!

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I wanted to draw on the spot Himalayan landscapes. But I was sleep-deprived by the altitude and I had just enough energy for a regular trekking day.

On the second week I was acclimated. One morning in Majgaun, I drew the tresses of the Annapurna foothills.

My next post: February 1st, 2018. In the mean time, Merry Chtristmas et Happy new year!

 

Un et Tout | One and All

Dans mes peintures d’énumération,  j’ai colorié des grilles de petits carrés en suivant des formules. Il m’est arrivé de me sentir prisonnier de l’inflexibilité de ces murs de briques,  prisonnier de ma rationalité. J’ai alors pris un microscope mental et regardé ces structures.  J’y ai vu  un monde derrière l’organisation du Tout , où l’Un est un monde aussi complexe que le Tout. En poursuivant ces pensées,  j’ai eu la vision d’une  grille déconstruite, une grille qui fond, dont les côtés s’ouvrent, se séparent, plient et se mettent à danser.

Ces pensées sont le fil conducteur  de cette série de 9 dessins.

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In my enumeration drawings and paintings, I used formulae to color the small squares of a grid. It happenned that I felt prisonner of the inflexibility of this wall of bricks, prisonner of my rationality. I then tooked a mental microscope and looked at this structure. I saw a world behind this organization, a world where One has the complexity of All. Having this kind of thoughts, I had the vision of a deconstructed grid, a melted grid where the squares are opened up, the lines are moved apart, bended and dancing.

These thoughts are the guiding principle of this series  of 9 drawings.

 

 

 

 

Fouillis  | Gallery 

Le fouillis, c’est quand tout est mélangé. Souvent, on ne s’en rend pas compte; on fait comme si rien n’était et le fouillis ne cesse de grossir. Lorsque le fouillis devient insupportable, on se réveille et on décide de mettre de l’ordre.
C’est ce que j’ai vécu avec mon atelier de peinture qui était devenu au fil du temps un véritable fouillis de tableaux, d’esquisses et de matériaux dont certains sans rapport avec la peinture. J’ai décidé cet été de reconfigurer cet espace en atelier-galerie. Triage et entreposage furent les clés de cette transformation. Je peux maintenant montrer une vingtaine de tableaux à des invités ou à des visiteurs qui prennent un rendez-vous.

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A mess is when everything is mixed up. Often, we don’t realize it; we act as if it was not there and the mess grows bigger. At some point, it may become unbearable; then we decide to tidy it up.
This is what I lived with my painting studio in Montreal which has become with time a mess of paintings, sketches, and materials, some not related to painting. This summer I decided to convert this space into a studio-gallery. Sorting and storing were the keys of this transformation. I can now show about twenty paintings in this space, to invitees or visitors on appointments.

Mouvement | Movement

Mon attention s’est portée sur les grandes herbes  qui  se chamaillaient sous le soleil. De puissants arbustes les envahissaient. Puis la pluie est arrivée  et tous s’en sont abreuvés.  J’ai alors pensé aux collaborations et aux collisions entre les êtres, et au mouvement dans une substance infinie, la nature.

Je me suis inspiré de ce mouvement pour compléter deux abstractions énumératives que je présente ici.

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My attention was drawn to the tall grasses  which were battling  for their place under the sun. Large shrubs were invading them.  Then came the rain, watering all. Then I thought about the collaborations and collisions  between beings, and the  movement  in an infinite substance, the nature.

I used this idea of movement to complete  two enumerative abstracts that I present in this post.

Enlacement multi-couches
André Clouâtre, Ensembles, Acrylique sur toile, 30” x 36”, 2017

 

Été 2017 | Summer 2017

Je suis un convive qui a attendu très longtemps à la table de Mère nature avant que l’été ne lui soit enfin servi. Un été austère sur un fond d’air frais, avec de bonnes doses de soleil, des saveurs florales et  la légèreté des chants d’oiseaux. C’est ainsi que je goûte l’été au chalet dans le Nord, en compagnie de ma femme, faisant des activités de plein air et en recevant des amis.

En peinture, je m’adonne à deux plaisirs. Le matin, je peins à l’aquarelle la forêt devant le chalet lorsque le soleil illumine en contre-jour les sapins baumiers près du lac. Il y a aussi le plaisir de l’abstraction. Je génère des tableaux en énumérant des propositions  qui se contredisent entre elles, qui affirment une chose et son contraire. Ma pensée n’est pas tout à fait claire mais je sens qu’elle me porte vers les vertiges que l’appréhension du réel me donne.

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I have been waiting for quite a long time at the table of Mother nature before the summer is served. It is an austere summer of fresh air, with good doses of sun, floral flavours and the lightness of bird songs. I spend a good part of it in the northern country, with my wife, doing outdoor activities and meeting friends.

In painting, I experienced two pleasures. There is the morning pleasure of watercolor when I sketch the forest in front of the cottage when the sun backlights the firs growing close to the lake. There is also the pleasure of doing abstract painting.  I enumerate propositions which contradict themselves,  propositions which state something and its contrary.  My thinking underneath this painting is not completely clear but I feel that it leads me towards a vertigo that the grasp of reality gives me.

 

 

Dessins de forêt | Forest sketching

Il y a cinq ou six ans, lorsque je dessinais ou peignais à l’aquarelle une forêt sous un soleil du matin , je m’efforçais de représenter la beauté du paysage. Mentalement, je prolongeais le ressenti du premier regard de la scéne. Je reconnaissais la séduction que la Nature opérait sur moi.

Le temps passant, j’ai développé une autre perspective. La forêt m’apparaît comme une abstraction, une énumération  infinie de genres et d’arrangements. En dessinant, je me concentre sur certains individus avec lesquels je privilégie l’interaction. Sur ce sujet, j’aime beaucoup ces vers de Charles Baudelaire:
La Nature (…)
L’homme y passe à travers une forêt de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.  (Correspondances, Fleurs du mal, 1857)

Vingt-trois images suivent.

Five or six years ago,  when I was sketching or water-coloring a forest, I was trying hard to represent the beauty of a landscape. Mentally, I was endeavoring to keep the initial feeling of seduction that I got when I first look at the scene as an idealized beauty.

Progressively I developed another perspective. I now look at a forest as an abstraction: an enumeration consisting in infinite nature types and arrangements. When drawing, I focus on specific individuals of the forest and I interact  with them. On this subject, I like very much these  verses of the poem Correspondences by Charles Baudelaire:
Nature (…)
Man crosses it through forests of symbols
Which watch him with intimate eyes.    (translation by G. Wagner)

Click to enlarge the images.

 

X X X I I I ↑e Exposition de l’Atelier du geste

L’Atelier du geste de Montréal (6355 du Parc), dirigé avec dynamisme et chaleur humaine par Andrée Bonard, tient sa trente-troisième  exposition annuelle du 1er au 11 juin 2017. Quatre de mes tableaux se retrouveront parmi la centaine d’œuvres de qualité qui seront présentées. Je serai présent au vernissage, jeudi le 1er juin à partir de 17 h, ainsi qu’à d’autres moments que nous pourrions convenir si vous désirez m’y rencontrer.

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Atelier du geste de Montréal (6355 du Parc), which is led with energy and human warmth by Andrée Bonard, presents its thirty-third annual exhibition from June 1 to June 11, 2017. Four of my paintings are among one hundred paintings of quality that are exhibited. I will be there for the opening, Thursday June 1 at 5 P.M. and at other times that we may agree on if you want to meet me there.

Techno Pop 

J’aime les rythmes appuyés et enroulés de la batterie électronique. Il n’y a  pas d’histoire dans ce morceau, juste ce son lourd. Ils doivent danser. Je me vois avec eux.  Il n’y a pas d’histoire, juste une manière d’être.

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I like the strong and coiled rythms of the electronic drum. There is no story in this song,  just the waves of this heavy sound.  They must be dancing. I imagine myself with them.  There is no story just a way of being.

Viril
André Clouâtre, Viril, Acrylique sur papier cartonné, 36” x 36”, 2017

Énumérations, hiver 2017 | Winter 2017

J’ai toujours de nouvelles énumérations à peindre, ces liens directs avec… Avec quoi au juste?  Avec les oiseaux dans le ciel ? Avec les grains de sable sur une plage?  Ici, avec des morceaux d´un défi rationnel.

Je dessine sans grande précision ces structures combinatoires, croyant que la nature organique des lignes a quelque valeur en soi, du moins qu’elles me représentent. Le coloriage aussi me représente. Je  dialogue avec les formes et les couleurs dans un va-et-vient d’applications de couleur et de pauses où je juge le résultat, un mouvement cyclique qui se poursuit jusqu’à ce que j’obtienne un apaisement à regarder ce que j’ai fait.

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I always have new enumerations to paint, these combinatorial  structures that I draw loosely, with just the precision needed to distinguish individual zones. An enumeration  can represent anything one can think of, like clouds in the sky, grains of sand of a beach, or in this case the pieces of an intellectual challenge.

I think that the organic lines of these drawings have some value, that at least they represent me. Colors also represent me. Coloring is a long process, cycles of color application and evaluation that stop only when I feel a soothing effect from the image.