Tableaux ontologiques

Ces tableaux  se situent dans un effort soutenu d’illustrer les rapports que je découvre entre les êtres dans mon questionnement sur la nature des choses (humaines et autres). Les tableaux ontologiques sont généralement figuratifs, mais pas uniquement figuratifs. Leur format est souvent  petit  (Catalogue des petits dessins),  mais pas uniquement petit.

Voici une liste chronologique de publication de tableaux de ce genre par thème:

Lorsque qu’ils ne sont pas des dessins de la réalité observée, les tableaux  représentent des images que je sollicite consciemment lorsque je m’imprègne de la sensation d’attachement à la vie, une sensation de chaque instant dont j’imagine la source dans le lieu où ma pensée se mêle à mon corps. Ma réflexion porte sur cette source même et sur les chemins vers cette source. Dans les tableaux figuratifs, on y voit des humains, en interaction entre eux ou avec leur environnement, dans des situations en rapport avec ces sujets.

Activité imageante

Dans le journal écrit que je tiens, j’insère dans le récit de mes pensées  des esquisses qui me servent pour mes projets de tableaux ontologiques. Ces esquisses, picturalement superficielles, constituent un réservoir d’images «ontologiques» à développer : des souvenirs d’enfance, des impressions vécues vivement, des constructions symboliques, des expressions faciales, etc.

Par le passé j’avais eu recours aux images mentales que mes rêves me procuraient. À l’hiver 2015, j’ai systématisé le dessin de mes rêves pour compléter une série de tableaux que j’ai présenté en 2015 lors de l’exposition Ceci n’est pas un rêve. Le matériel de base était les rêves que j’avais relatés dans mon journal de 2012 à 2015, au total trente-deux rêves.  Paraplégique servant une salade et Les chaises sont des tableaux de cette série. Intentionnellement, je faisais des tableaux «fidèles» aux scènes de rêve et aux émotions que j’y avais vécues. Dans les tableaux  ontologiques,  je n’ai pas ces contraintes. L’idée générale d’un tableau provient de ma démarche ontologique et le choix des  images est libre. Je peux développer une esquisse de mon journal, l’ayant choisi pour son intensité émotionnelle. Une image peut aussi être la réponse immédiate de mon imagination  dans l’enchaînement de mes gestes.